Voici un nouvel épisode de Starship Troopers, après le film à gros budget, la suite au format téléfilm, l'autre suite qui se voulait une vraie suite du premier, et maintenant... l'épisode en images de synthèse.

Les images de synthèse étant déjà une large part de Starship Troopers, ça ne pose donc pas vraiment de problèmes... Alors, plutôt Beowulf ou plutôt Arthur et les Minimoys ? et bien plutôt Final Fantasy, ou encore Space Battleship Yamoto pour être précis (bien que ce film, j'ai zappé avant la fin, trop chiant pour l'occidental que je suis).
C'est un studio japonais qui a réalisé cet épisode de Starship Troopers, sur une production... Casper Van Dien. Et oui, l'acteur a pas eu l'air de détester le concept, après avoir joué dans les épisodes 1 et 3, il produit le quatrième, et son personnage de Rico y est présent (mais ce n'est pas la voix de Van Dien).
En fait, on retrouve les trois personnages principaux du film originel. Rico, passé général, Ibanez, la capitaine de vaisseau, et Jenkins, le télépathe avec son manteau qui faisait très nazi.
Les visages ont tout de même un peu changé. Rico est couturé de partout, borgne, et ne ressemble plus à Van Dien (au mieux il ressemble à l'acteur de Spartacus. C'est à dire qu'on se souvient pas de sa tronche), Ibanez n'a pas les traits de la belle Denise Richards, mais là, plutôt d'une latine américaine (blanche).
L'action se situe plusieurs années après l'épisode 3, Rico est général, Jenkins est devenu ministre... mais les insectes sont toujours là. Et contrairement à la chanson des Inconnus, les insectes ne sont pas nos amis.
Une mine est infectée, sur un bout de rocher, et une équipe nettoie tout ça. Pourtant, Ibanez se voit dépossédée de son vaisseau, par le mystérieux Jenkins. Elle rejoint un autre vaisseau, l'Alesia, qui au final viendra porter secours au premier vaisseau, qui ne répond plus au contact... On se doute un peu de ce qui se passe, avec Jenkins et ses coups fourrés, et un vaisseau où flottent des cadavres, à la gravitation désactivée... et une grosse bébête...
Oui on se doute bien de ce qui va se passer. Le scénario est pas très intéressant, ici c'est surtout l'aspect space marines qui nous intéresse. D'ailleurs... les Troopers ont un look très Space Marine, avec un exosquelette propice aux missions dans l'espace. Ca mitraille sec, les insectes explosent, les Troopers se font transpercer... du Starship Troopers pur jus.
Le fait que ce soit en images de synthèse permet d'aller plus loin dans le mitraillage, les cadavres qui explosent, les vaisseaux spatiaux, et les décors intérieurs. Pourtant, c'est pas tout le temps réussi. Si les textures des armures, des armes sont bien réussies (et encore j'ai pas regardé ça sur une grosse télé HD boule ray machin chose), les visages sont plus lissés, et des fois les corps sont un peu trop stylisés... façon manga. Bah ouais, équipe japonaise hein. Et ça se sent aussi au travers de certains mouvements et expressions. Mais une fois immergée dans le film, on n'y pense plus trop.
Et qui dit Starship Troopers, dit nichons et érotisme latent. Bon, on a droit à deux paires de loches et un fessier. Contrat rempli. Bon après c'est de l'image de synthèse hein, c'est pas super excitant (un dessin animé a davantage de portée à élever la témpérature du calcif, ceci dit).

Ca te branche, on s'en paye une tranche ?
Malheureusement, sur l'aspect "Voulez-vous en savoir plus ?" typique de Verhoeven (cf Robocop), avec ses films de propagande, publicités à but patriotique, là, que dalle. On est dans un quasi huis clos, qui rappellera beaucoup plus Aliens, en fait. Même la reine des insectes a un design qui nous rappelle la fameuse "pute" de Ripley.
Passons maintenant au point qui tue dans le film. Le vaisseau est entrainé vers la Terre pour s'y écraser, et en pleine zone habitée... je vous le donne en mille, Paris. Oui, on voit la tour Eiffel. Resituons l'action. L'alien a pris le contrôle, et le vaisseau file vers la Terre, il entre dans l'atmosphère et on peut voir des villes, car il fait nuit, et au sol, il y a des lumières. Quelques minutes plus tard, le vaisseau manque de s'écraser sur Paris, arrivant à redresser in extremis... Encore quelques instants, et le vaisseau atterrit un peu en catastrophe... dans des montagnes enneigées. Et il fait jour. Euh ??? Donc si on comprend bien le vaisseau atterrit à l'ouest de Paris, dans une zone montagneuse... oulà... si on cherche bien, on pourrait se dire que ce sont les highlands écossais ? Mais vu qu'il fait jour, ça colle pas niveau méridiens... Eh eh. Bah on a l'habitude de la géographie assez hasardeuse des films, surtout en France (parce qu'on arrive plus à calculer la distance et le temps...).
Alors quoi au final ? Eh bien j'ai trouvé que c'était un épisode sympa, qui n'apporte pas grand chose au concept global de Starship Troopers, mais qui est assez plaisant. Difficile de ne pas penser à Pitch Black, dont le troisième épisode devait être réalisé en images de synthèse, et on mettra de côté Animatrix, qui lui, ne servait à rien (et les Clone Wars ? Eh eh, dommage qu'ils soient trop timorés et pour un public plus jeune encore que les films, sinon j'avoue que j'aime bien).
Si Starship Troopers peut encore être décliné en films de cette manière, je ne dis pas non !