03.02.2012

Richard D. Nolane

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Un de mes lecteurs me demandait tantôt : "tu connais Richard D. Nolane ?" Ben non. C'est le gars sur la photo du dessus. Bon, un petit tour sur son blog "Millénaire" http://millenaire.blogspot.com/ et ah !!! Hormis avoir le bon goût de fumer la pipe, ce monsieur est des plus actifs dans le monde de la SF, de l'Heroic Fantasy, bref, de la culture pulp, puisqu'il a écrit plusieurs dizaines d'épisodes de Blade, scénarisé des épisodes BD d'Harry Dickson, a été directeur de collection chez Garancière... et on ne compte plus ses participations à divers ouvrages, sur Jacques Bergier, la cryptozoologie...
Trois petit points. Enfin, trois petits points. Je devrais plutôt taper trois points d'exclamation !!! (dont acte !!! et rebelotte)
Comment ai-je pu passer à côté ? Il est possible que je sois tombé sur son nom au détour d'une revue, d'un site internet, mais sans vraiment m'y attacher... quel manquement à mon éthique ! Merde alors !

Passons à son blog... Que vois-je dans les thèmes ? Quelqu'un qui parle de Derleth, BR Bruss, Churchward, Heuvelmanns, Charroux, Robert Howard, Weird Tales, sans compter l'inénarrable Lovecraft et autres têtes connues. Et non seulement il en parle dans son beulog, mais en sus il participe, outre ses activités d'auteur à part entière, à des ouvrages sur certains, comme par exemple Jacques Bergier !!!! (dont la couverture avec son portrait, redessiné par dessus une photo, on aurait préféré les traits que lui ont prêté Hergé ou Franquin !!). Le saint homme !
Non mais merde quoi. Quand j'ai décidé de créer ce blog, j'avais fait quelques recherches sur le net, et je n'avais rien trouvé de très probant, et là, que vois-je ? Exactement ce que je cherchais (même si un peu plus de texte autre que très informatif eût été le bienvenu), et y a même une liste de liens qui font rêver. Ca fait du bien de se sentir moins seul.

14.12.2011

De peur que les ténèbres... - Lyon Sprague de Camp

Il est de bon ton actuellement de cracher sur Sprague de Camp. Pour le mal qu'il a fait à l'oeuvre de Robert Howard. Ouais, il a établi une "collaboration posthume" avec REH, continué des histoires, transformé des aventures d'El Borak ou Vulmea en épisodes de Conan, il a dénaturé le Cimmérien devant le travail de Two Gun Bob, en plus du travail de sape et de censure de Weird Tales. Sprague de Camp est responsable de la diffusion et la propagation d'un Conan génétiquement modifié. Si depuis les magazines pulp, les noms de Conan et Robert Howard sont connus, c'est de la faute de De Camp. Si on connait Conan, c'est sa faute. Faute partagée avec François Truchaud aussi, devenue la deuxième personne à abattre (enfin, il est passé en premier, vu que De Camp est mort en 2000). Truchaud qui a traduit à la va-vite et quelque peu modifié le sens d'histoires, déjà corrompues par l'odieux de Camp, qui je le rappelle, est le fautif en chef, si Robert Howard ne fait pas partie des auteurs oubliés de littérature pulp (hormis de quelques geeks zineux qui eussent fait vivoter le nom dans leurs publications), ça reste la faute de De Camp.
Bien bien bien. Ben moi, je lui en veux pas tant que ça, quand même. Pour les raisons citées ci-dessus (pareil pour François Truchaud, pauvre vieux, il a dû en traduire, du bouquin, quand on passe son temps penché sur son écritoir, payé à coups de lance-pierre, les erreurs, ça arrive), et également, parce que de Camp, il n'a pas fait que mettre son nom en dessous de celui de REH sur les couvertures (et juste le sien sur les chèques), il a aussi livré quelques oeuvres personnelles. Et ce soir, j'ai envie de vous parler de "De peur que les ténèbres...", roman de science-fiction, mais largement orienté heroic fantasy.
Archéologue américain sur le terrain à Rome peu avant la seconde guerre mondiale, Padway tombe malencontreusement dans un trou. Non, en fait, une faille. Temporelle. Le voici projeté 1400 ans dans le passé ! Dans un empire romain en pleine décadence, assailli par les hordes de barbares venues du Nord.
Notre archéologue a un sacré avantage... il parle la langue (le latin) et a la bonne idée de connaître le passé, et donc ce qui va arriver... Il va réussir à s'imposer chef de cette bande de décadents et va refaire l'Histoire... empêcher ou contrer les attaques, établir de nouvelles bases, établir le siège du gouvernement à Florence, remettre un peu d'ordre dans tout ce bordel, et se servir de ce que les siècles précédents (ou plutôt, en 500 après JC, futurs !) lui ont enseigné. Il va réinventer le télégraphe comme moyen de communication rapide, et, assez peu fan du chianti ou du lambrusco, distiller son propre whisky. Qui n'a pas rêvé d'être projeté dans le passé à une période incroyable, et changer le cours de l'Histoire en adaptant quelques techniques modernes pour s'assurer la victoire ?
De peur que les ténèbres... se lit avec plaisir et le sourire aux lèvres, l'auteur instillant tout de même quelques doses d'humour dans le sujet.
A mon goût plus réussi que le cycle de Zei, de Camp signe ici certainement son chef d'oeuvre (en même temps, j'ai pas tout lu, donc je vous livre une formule à l'emporte-pièce, ne m'en veuillez pas), et ses détracteurs devraient lire ce roman, car à n'en pas douter, 95% d'entre eux n'ont jamais rien lu de de Camp qui ne contienne pas "Conan" dans le titre...

11.12.2011

Cowboys & Aliens

Quelque part dans le désert du sud des Etats Unis, un cowboy se réveille. Il a une plaie à l'abdomen, et un bracelet bizarre. Il ne se souvient de rien. Après quelques péripéties d'un cow-boy moyen, le v'là qui boit un coup au saloon. Evidemment il est recherché, et le shériff du coin l'arrête. A ce moment là, des lumières bizarres s'allument sur la colline. 30 secondes plus tard, c'est un déferlement d'explosions, de lumières bleues, et d'engins volant relativement mal identifiés. On a eu les cow-boys, voici les extra-terrestres. Contrat rempli. Evidemment, le bracelet bizarre va se révéler d'une grande utilité. Il permet de dégommer les chasseurs aliens, et d'aller traquer les aliens qui capturent les gens innocents. Une troupe de cow-boys va partir à la rescousse de leurs proches, et au passage foutre une dérouillée aux aliens.
Le reste du film ? Tout est dit.
cowboys.jpgLa trame du film est même plus simple que celle d'Outlander, qui nous collait un alien en plein village viking (mais passé l'aspect Valérian du début du film, on était dans une revisitation de Beowulf et Grendel...). Ici, le cadre, c'est le Far West, et le film fonctionne mieux qu'Outlander, parce que le Far West, c'est un sujet maîtrisé par les Ricains, bien mieux que le film de Vikings... Ca d'une part.
D'autre part, c'est que pour un film qui sent la série B, voire la série Z à plein nez, on bénéficie d'une équipe première catégorie. Jon Favreau à la réalisation (Iron Man, et ça se sent au niveau des SFX, on dirait que les vaisseaux et gadgets aliens sortent de chez Stark Industries, par contre les Aliens sont pas terribles), et au casting... Daniel Craig (James Bond), Harrison Ford (Indiana Solo), sans oublier Clancy Brown (le Kurgan ! Pathfinder, Starship Troopers), Olivia Wilde (Dr House, l'an 0 des débuts difficiles), Walton Goggins (The Shield, Justified) et aussi le gamin qui fait voeu de silence dans Little Miss Sunshine, et la copine mexicaine de Kenny Powers...
Un casting série A pour un film de série B ?? Ca laissait craindre une grosse merde signée Hollywood, de la SF pour décérébrés, avec tout plein de sentiments... Eh ben non. Même pas. Bon okay, on a une fin très film de cow-boys, à la Lucky Luke, mais entre temps... les héros sont plutôt des bad guys (avec un bon fond quand même), des persos sont éliminés sans guère de fioritures, la romance est très brève.... et y a même pas de quota de noirs dans le film. Y a même pas de fin ouverte pour faire une suite, comme c'est le cas dans 90% des films.
Alors pour une fois, on ne boude pas son plaisir. Un concept pas vendeur à la base, et on ne se retrouve pas avec une drouille réalisée par SyFy, y a pas de quoi se plaindre !
Par contre Harrison Ford, déjà dans Indy 4 il avait du mal, mais là il commence vraiment à sucrer les fraises. C'est moche de vieillir.