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  • Compendium of Death the art of Mark Riddick 1991-2011

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    Mark Riddick est, avec d'autres illustrateurs comme Joe Petagno, Dan Seagrave, Chris Moyen, ou plus récemment Sickness666, Daniel Desecrator, Putrid, un des incontournables de la pochette d'album Metal d'aujourd'hui, et à plus proprement parler, de pochettes Death Metal, même si on trouve un lot de pochettes Black Metal. Mais au vu de la production... Mark Riddick est un stakhanoviste, et ce livre retrace vingt ans d'illustrations, pochettes, flyers... sur près de 600 pages. Et encore, tout n'y est pas.

    Après quelques pages d'ouvertures où Mark explique son parcours, ses influences, il n'y quasiment plus de texte. Que des images. Ses premières armes, encore jeunes, mais qui dévoilent un talent à venir... les flyers, pages de son fanzine de l'époque, pas mal de photos de lui étant ado (bon il a la même gueule et la même coupe de cheveux vingt ans plus tard, hein) et même de son gamin, c'est normal, Mark Riddick est américain.

    Le gros du bouquin, une accumulation de mort. Un enchainement malsain d'images de cadavres, torturés, torturant, bêtes sataniques, zombies régurgitant boyaux... Un étalage morbide à chaque page.

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    Cet épais bouquin est édité par un label tchèque, Doomentia Records. Pendant ce temps, en France, on va publier la quarantième bio de Metallica, vue par un journaliste français qui les a suivis lors d'une tournée en 1992... plusieurs études sociologiques pour mieux déterminer qui sont les fans de Metal et s'acharner à prouver qu'ils ne sont pas dangereux, mais bien intégrés dans la société, inoffensifs... Mais imprimer un bouquin d'illustrations d'un mec qui fait des pochettes de disques, faut croire que c'est pas assez Metal...

    Un peu plus d'infos sur l'art de Riddick (on ne va pas parler de chroniques !!) :
    http://riddickart.com/

     

  • Jackboots on Whitehall

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    Il y a quelques mois, un trailer présentait un film d'animation façon Thunderbirds, mettant en scène les Anglais contre les Nazis. Un nom à retenir, Jackboots on Whitehall.
    Bon, ben plusieurs mois plus tard, le film est dispo, et vu.

    Reprécisons une chose avant tout. Film d'animation oui, mais Thunderbirds... Pas tant que ça. L'animation ne se base pas sur des marionnettes, mais des poupées, façon Big Jim (ou Action Joe, ou Action Man, selon votre date de naissance), et leur mobilté est largement réduite. Je pense que les clignements d'yeux et les lèvres mobiles ont été réalisés par ordinateur. Et puis, on est plus proche de l'esprit d'un Team America que des Thunderbirds, même si le métrage étant anglais, on ne tombe pas dans la vulgarité complète. Jackboots s'autorise quelques passages un peu osés, et encore. C'est pas tout déballé. On est plus proche des Monthy Pythons en fait.

    Bon, ça parle de quoi alors ? Replongeons-nous dans la seconde guerre mondiale. Les Anglais ont dû se rendre à Dunkerque, et les Allemands s'apprêtent à envahir l'Angleterre. Les habitants du petit village de Kent arrivent à repousser un zeppelin, forçant les Nazis à trouver une autre combine... Creuser un tunnel !
    Les voici à proximité du 10 Downing Street, prêts à déloger un Churchill au bord de la retraite...

    C'était sans compter sur les courageux paysans de Kent, venus à la rescousse. Malheureusement, ils n'arriveront pas à repousser l'ennemi, et devront s'exiler... en Ecosse. Là ils trouveront de l'aide et mettront un coup de pied au cul à l'envahisseur.

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    Scénario un peu loufoque, mais Jackboots, c'est une comédie avant tout. Malgré une certaine raideur et expression unique des poupées, on se marre quand même, même s'ils auraient pu prévoir plusieurs têtes pour différentes expressions... Goebells tire toujours la même tête, des fois, ça colle pas des masses. Mais bon, on est dans la satire. Les super villains, Himmler, Goering, Goebbels sont impayables, Hitler se déguise avec les robes de la reine mère... Churchill écrase son cigare, Montgomery a une pure tête d'angliche à moustache... Chacun en prend pour son grade. Les Allemands avec un accent à couper au couteau (ou à la dague SS), les Angliches, un Américain qui confond les communistes avec les Nazis, même un Français résistant qui se tape toutes les gonzesses, et le pire... les Ecossais, considérés encore comme des sauvages, au-delà du mur d'Hadrien, vivant dans des cavernes... La carte du Royaume Uni laisse un territoire vierge pour l'Ecosse... Eh eh.

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    Qui dit poupées dit miniatures, maquettes... et guerre mondiale, ça explose ! Ca tire, ça lance des obus, ils ont pas lésiné là dessus. Et la bataille avec les Highlanders... ultragore ! Et ça vaut le coup d'oeil.

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    Et si les poupées sont un peu statiques et manquent d'animation, ça n'est pas un nanar réalisé à la sauvette. Les voix sont interprétées par Ewan Mc Gregor, Rosamund Pike, ou encore Alan Cumming, Dominic West, des habitués d'Hollywood.

    Hollywood... gageons que si ça avait été une prod américaine, le film aurait été différent, et pas forcément plus réussi, voire réussi tout court. Vive l'Europe !