Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

HYPERION MSSM "Cor in Therion"

HYPERION_cor_in_therion.JPG

Une crypte, c'est parfait quand on veut déterrer des trucs. Et quand on parle d'excavation, HYPERION, c'est parfait. Pas sûr que grand monde se souvienne de ce groupe, ça mérite quand même le détour.

HYPERION MSSM (anciennement HYPERION, puis plus tard HYPERION DB 369) était un groupe autrichien de Black Metal, début en 1997 pour finir en 2013 dans ce que j'imagine un désintérêt le plus complet. En dehors de cet album Cor in Therion, j'ai plus jamais entendu parler d'eux.

A la base, j'avais lu une chronique de leur demo "From Centauri we came - We require the throne for us" dans le zine Franang qui avait décelé quelque intérêt à la K7. J'avais chopé la K7 au début des années 2000 au détour d'une distro et ouais, il avait raison le Franang. Je vous aurais bien mis une photo de la démo, mais bon... elle est enfouie quelque part dans la crypte, et j'ai pas encore attaqué les couches limoneuses pour le moment...

Bref, j'avais chopé le CD Cor in Therion un peu plus tard, le groupe avait rajouté NSSM à son nom mais pour moi, ça restera toujours HYPERION. Je m'y réfèrerai plus loin sous cet unique nom. Bien qu'ils aient ajouté un suffixe à leur nom, Cor in Therion garde à peu près le même contenu que la démo, mais réenregistré.

On a droit à un Black Metal plus proche d'Oxyplegatz que de Marduk, disons-le franchement. Le groupe correspond à cette époque où le Black Metal (on va dire après 1996) sortait un peu de ses origines nordiques, greco-latines, pour explorer d'autres voies, plus symphoniques, et dans des thématiques différentes.
HYPERION, d'entrée de jeu, le nom donne un petit côté Science-Fiction, et le concept est également tourné SF, et tout ça nous renvoie à la saga de Dan Simmons.

Musicalement, laissons tomber le black bourrin pour un truc plus construit, plus mélodique et qui peut sonner un peu synthétique par sa boite à rythme (ou batterie électronique), et les claviers un peu "cheesy".
On a droit également à quelques samples, dont un magnifique "cliticlop cliticlop", un galop de cheval tiré des meilleurs CDs de samples qu'on pouvait trouver dans les années 90's, dont les plus beaux effets étaient le coup de pistolet, le loup qui hurle, la chouette qui hulule... Ah merveilleux temps des trucs bien nazes, tiens... Ca me manque pas trop, ça.

Pas beaucoup de satanisme donc dans ce Cor in Therion, l'imagerie reste Black Metal mêlée d'étoiles. Ca peut nous rappeler le premier Limbonic Art, dans un concept assez proche, mais plus occulte. Ca rappelle également la scène autrichienne de l'époque. Comprendre les premiers Abigor, et le Summoning première époque, mais sans le côté médiéval qui n'est pas du tout de mise ici.

Devant le succès de ces deux derniers, c'est marrant qu'Hypérion n'ait pas su tirer les marrons du feu. Pas assez satanique, certainement...

16 ans après Cor in Therion, il reste un album daté de son époque, mais dans lequel on se replonge avec goût.
Ca n'est pas dit pourtant qu'il sorte de son statut de disque oublié, pas dit que les nouvelles générations goûtent le côté kitsch et un peu maladroit dû à son époque, prenant le pas sur le réel intérêt du disque. Ca peut paraître un peu connard de dire que seuls ceux qui ont vécu cette période du Black Metal pourront en saisir tout le sel, mais je ne suis pas loin de le penser...

 

Écrire un commentaire

Optionnel