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  • La Chair du Diable

    Un film de la Hammer rassemblant ses deux poulains, Peter Cushing, et Christopher Lee, dans un autre duo que celui de Van Helsing/Dracula, voilà qui est tentant !

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    Chaussez vos lunettes, je n'ai pas réussi à trouver d'images plus grosses.

    Rajoutons au casting Lorna Heilbron et son décolleté laiteux, il n'y a plus qu'à préparer un club sandwich, quelques verres de calvados, et s'enfoncer dans son fauteuil après avoir appuyé sur "lecture".

    Un vieux savant (Peter Cushing) peint une vision démoniaque, entre Bosch, Dali, et Rok de Sadistik Exekution, avec une espèce de démon à qui il manque un majeur, et une nuée de doigts... Il prévient son assistant qu'il a réussi à isoler une substance qui serait le diable lui-même... Il raconte alors son histoire.
    Quelques années auparavant, le professeur Emmanuel Hildern revenait alors à son manoir victorien avec le fruit de ses fouilles en Nouvelle Guinée, et retrouvait sa fille, qui pour tout dire, se faisait un peu chier à l'attendre.

    Sa découverte ? Un squelette d'hominidé, un géant, aux traits grotesques. Un individu retrouvé sous des couches où il avait auparavant retrouvé des ossements de néandertals (oui oui, des hommes de Néandertal en Papouasie, merci la Hammer Films, qui ne recule devant rien...). Un squelette enfoui sous 3000 ans de couches sédimentaires, ce qui correspond à une vieille légende guinéenne d'un homme pour le moins... méchant.
    Une expérience sur le squelette révèle qu'en le mouillant, la chair repousse ! Vite, le professeur Cushing coupe l'appendice digital du test, le majeur, dorénavant recouvert de chair et d'un ongle. Le professeur va faire des prélèvements sur ce membre qui ressemble furieusement à une grosse bite.

    Pendant ce temps, la fille du professeur en a marre d'attendre papounet à déjeuner, et surtout, elle aimerait bien aller dans la chambre de feu sa mère, qu'elle n'a quasi pas connu. Quand elle y arrive, elle découvre que maman était une danseuse de cabaret, pas très farouche, mais sujette à la folie, enfermée dans l'Institut clinique du frère du professeur Hildern, James Hildern, alias Christopher Lee !

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    A dangerous meeting

    Cette découverte dramatique de la jeune femme la laisse abattue et la folie va vite s'emparer d'elle. Le professeur Hildern, qui travaillait sur un sérum obtenu à partir des globules destructeurs de la b... du majeur coupé, va inoculer ce qu'il pense être un remède à la folie à sa fille.
    Et ben il s'est planté, parce que ça marche pas, et en plus les globules du monstre accélèrent la folie et la violence du sujet.

    Internée à son tour, c'est le frangin Hildern, de l'Institut, qui va s'intéresser aux travaux de son frère qu'il déteste. Il va lui chourer le squelette en gaffant comme un con, et en mouillant le bestiau. Comme aec un Mogwaï, ça fait pas un bon résultat...

    Bon. On attendait cette rencontre entre Cushing et Lee, et faut avouer que leur jeu est savoureux, mais en même temps, ce sont les seuls bons acteurs du film. Faut dire, le film est pas terrible terrible. C'est assez plan-plan, il ne se passe pas grand chose pendant une bonne partie, ça tourne souvent à vide, le montage est un peu mou. Heureusement disais-je, y a Cushing, qui doit être sur les plans pendant 90% du film. Lee est moins présent, encore une fois il a le rôle du mauvais personnage, qui lui va comme un gant. En dehors de ça, on reste quand même confortablement engoncé dans des décors victoriens de manoir anglais, entrecoupé de cachots, cellules pour les fous. Une scène de fiacre roulant dans la nuit, inévitable tout de même !
    La créature, recouverte de chair, fait monstrueusement cheapos, déjà sous forme de squelette, mais avec le latex par dessus, c'est pire.

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    Indiana Jones et le crâne de cristal euh La chair du diable

    Le réalisateur sauve les meubles en l'affublant d'une cape, ce qui permet de limiter l'exposition, et permet de ressortir le vieil effet de la silhouette encapuchonnée inquiétante, avec un projecteur derrière pour faire une belle ombre.
    Budget limité, un pur film Hammer, tourné au kilomètre, pour les livraisons à date fixe dans les épiceries, la Chair du Diable n'est vraiment pas un film exceptionnel.

    Et pourtant, je ne peux m'empêcher de le trouver sympathique.