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La Crypte du Chat Roux - Page 2

  • Le Sang à la Tête

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    Un Jean Gabin sous la direction de Grangier, adapté d'un roman de Simenon par Audiard, quand on tombe dessus, y a de quoi se réjouir, non ?

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  • HYPERION MSSM "Cor in Therion"

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    Une crypte, c'est parfait quand on veut déterrer des trucs. Et quand on parle d'excavation, HYPERION, c'est parfait. Pas sûr que grand monde se souvienne de ce groupe, ça mérite quand même le détour.

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  • Hommage...

    On reste dans le royaume des morts, ces temps-ci, ça tombe, et pas toujours ceux qu'il faudrait ! Mes hommages à Michel Galabru, qui n'aura pas pu profiter très longtemps de son viagier acquis à Michel Serrault, enfin bref.

    Aujourd'hui, ça fait 30 ans que Phil Lynott est mort, à l'âge de 36 ans.
    Phil Lynott c'est forcément Thin Lizzy, un groupe qu'il convient d'aimer, parce que c'est vraiment bon, plusieurs époques, plusieurs styles, plusieurs guitaristes qui ont marqué de leur patte, mais toujours cette basse et cette voix chaude et reconnaissable entre toutes.

    Alors on s'en jette un petit derrière la cravate (d'ailleurs je pense que ça marque la fin du deuil de Lemmy, je commence à saturer du Jack Daniel's tous les jours, là) et on s'en jette un grand dans les esgourdes, chacun ses préférences, avec Thin Lizzy y en a pour toutes les humeurs.

    Voici une version proprement excellente de Don't Believe a Word, avec encore un disparu à la guitare, Gary Moore.

     

  • RIP Lemmy

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    Depuis le 28 décembre, tout a été dit, par tout le monde. Ce n'est donc pas la peine d'en rajouter, tous ceux pour qui Lemmy avait de l'importance et une place dans leur cœur, savent ce qu'il en est, et quel est ce serrement dans la poitrine qui nous étreint, ce sentiment commun à tous.

    Adieu donc Lemmy, et merci à toi.

    Et comme tu le faisais, on dira merde à tous ces cons qui ne t'aimaient pas, ne vivaient pas ta musique, mais qui vont nous bassiner d'hommages, de papiers tout juste bons à se torcher, de pseudo coolitude à se déguiser pour tenter de te ressembler dans une parodie grotesque, le temps d'une "chronique" dans une émission à la télé, et de reprises totalement foirées lors des concerts où ils se sentiront obligés de faire vivre le rock n'roll.

    On leur crachera à la gueule. Promis.

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  • MUNRUTHEL "CREEDamage"

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    Difficile en ce moment d'écouter un groupe ukrainien sans se demander de quel côté de la balance il est, avec la guerre civile qui fait rage depuis plus d'un an. Depuis que les Nokturnal Mortum et consorts ont apporté leur soutien à Azob (sans compter la Pathetic Division), ça pique un peu de voir le camp et les positions choisies par tous ces groupes... Soutenir l'UE, Obama, se battre pour ceux qu'ils sont sensés détester, combattre à leurs côtés même, tout ça pour venger l'Holodomor et en gros, casser du Russe.
    Munruthel se situe de quel côté, si tenté qu'il ait choisi son camp ? Au final je préfère ne pas savoir. Ca m'évitera d'être déçu.

    Par contre, un truc qui ne me déçoit pas, c'est cet album, CREEDamage.
    Il y a plus de dix ans, les gens se marraient en écoutant le projet solo de ce membre de Nokturnal Mortum, comme les gens se marraient en écoutant Nokturnal Mortum. Résultat, en 2015, Nokturnal Mortum rassemble les foules avec leur style qui a mûri et gagné en arrangements.
    Pour Munruthel, c'est pareil, même s'il n'a pas gagné la même notoriété. L'évolution suit un peu celle de son ancien groupe, le son est excellent, clair et puissant, et l'aspect slave omniprésent.

    Munruthel garde tout de même un certain côté kitsch, malgré l'amélioration des instruments, physiques ou synthétisés... Faut dire aussi que les Slaves ont dans leur for intérieur ce côté kitsch qui fait leur identité.
    Ici c'est pareil. Quelques sons/samples qui peuvent faire sourire à la première écoute, et derrière, un vrai violon, une vraie flûte... Et tout ça se marie très bien, dans un ensemble cohérent.
    J'aurais du mal à ne pas rapprocher CREEDamage de The Voice of Steel de NM. C'est sûr que ça a influencé cet album, sorti trois ans plus tard. On retrouve ce côté épique et grandiose, avec ses voix claires, les chœurs de Carpathians' Shield font penser à Ukraine. Et pourtant, les deux groupes divergent. Et dix verges, c'est énorme, arguait Desproges. Plus sérieusement, Munruthel se rapproche également de Summoning, par ses plages d'ambiance, agrémentées de samples (animaux, paroles en ukrainien) qui font penser à une musique de film. Munruthel étant surtout un projet solo avec des invités pour la session d'enregistrement, la composition générale est différente.
    Et au niveau des invités, que du beau linge. Enfin, des inconnus pour la majorité, mais on notera la présence de Masha d'Arkona qui nous gratifie de son chant traditionnel et de sa voix hurlée, et de Wulfstan de Forefather sur la reprise de Báthory "The Lake", un choix qui doit certainement s'expliquer par le fait que le mec sait chanter en anglais sans que l'accent soit à couper au couteau.

    Une reprise de Báthory pour le moins excellente d'ailleurs, qui me renvoie à celle que Tumulus avait faite sur son EP Wodureid, une reprise de The Stallion, tirée elle aussi de Blood on Ice, qui me confirme être le meilleur album de Pagan Metal que Báthory ait fait (tant pis pour Hammerheart !).

    Ce CREEDamage s'écoute sans faiblir, les ambiances aux claviers se marient au Pagan Metal slave, et quelques sonorités renvoient à d'autres styles, plus progressifs et pas forcément Metal.
    Un voyage épique aux saveurs slaves païennes qui sait marquer ceux qui y sont sensibles.

     

    (A noter que le mix sur ce clip est légèrement différent de celui du CD)

     

  • Nothing but the Night

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    C'est toujours sympa de tomber sur un film dans lequel on retrouve à la fois Christopher Lee et Peter Cushing.
    Cette fois, ils ne sont pas ennemis déclarés, quand l'un est Dracula et l'autre Van Helsing, ou ennemis par la science comme dans la Chair du Diable, ou antagonistes, comme dans le Train des Epouvantes.

    Dans Nothing but the Night, ils sont du même côté. Et du bon côté dirais-je, le côté lumineux de la force (vu qu'ils sont de l'autre côté dans Star Wars, même si pas réunis dans les films !).
    Bref, Christopher Lee joue le rôle du détective de police, et Peter Cushing, le scientifique. Des rôles qui leur vont à merveille, la grande asperge dans son costume qui gratte à interroger des gens et battre la lande, et Cushing qui regarde un objet avec attention et sérieux, appliqué à son affaire même quand il découpe un steak énorme dans une scène qui est sensée être une autopsie...

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    Les deux géants de la Hammer sont réunis dans une production... Charlemagne. Exit donc les moyens de la prestigieuse boite, nous voici dans un film à faible budget. Si l'on a droit à une explosion de bateau et un tour en hélico, la réalisation reste peu aventureuse.
    Pour l'anecdote tout de même, Charlemagne Productions est une boite créée par... Christopher Lee himself ! Une maison de prod qui restera assez discrète puisque seuls deux films seront produits. Amusant tout de même de rapprocher le nom de la boite de prod de son concept de Heavy Metal lyrique qu'il fera trente ans plus tard...

    Au milieu des années 70, une suite de décès ressemblant à des suicides éveille l'attention quand un bus rempli d'orphelins subit un accident, laissant le chauffeur brûlé vif alors qu'aucun feu ne s'est déclaré...

    Un témoin de l'affaire, une jeune orpheline, sous hypnose, révèle des choses pour le moins bizarres qui vont conduire nos deux enquêteurs sur un terrain mouvementé... la mère de la fille, une prostituée avec une mega coupe de cheveux qui veut retrouver son enfant, une journaliste qui aime remuer la merde, un docteur qui fera les frais d'avoir un peu trop compris ce qui se passe...

    Et direction l'orphelinat en Ecosse où de vieux donateurs d'une fondation gérant l'établissement disparaissent mystérieusement, mais où les enfants en savent beaucoup plus qu'ils n'en disent...

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    Si ce film n'est pas un chef d'œuvre d'originalité (avec tout de même un pot aux roses très pulp à la Abraham Merritt, voire RE Howard), il nous rappelle d'autres films de la même période. On pensera très vite à the Wicker Man et son sacrifice immolateur, au milieu d'une confrérie de complotistes sur leur île isolée, et également The Omen, alias Damien la Malédiction, avec ces enfants maléfiques, même si ce dernier sortira un an après Nothing but the Night (passons sur le Village des Damnés, trop ancien pour la référence).

    Un film tout de même assez long à se mettre en place, et pas très excitant, il faut bien l'avouer (j'ai piqué du nez plusieurs fois, oups !) et un final plutôt précipité alors qu'il aurait pu être développé davantage. Sans compter quelques passages assez balourds, un jeu d'acteurs pas toujours génial chez les seconds rôles, du mannequin figé qui chute d'un balcon, d'une falaise, des trucs un peu invraisemblables (6 gamins qui enroulent une corde autour du cou et des bras d'un gaillard de quasiment deux mètres, qui l'étranglent sans rencontrer beaucoup de résistance)...

    Mais un film sauvé par la sympathie qu'on éprouve envers les deux acteurs cultes que sont Lee et Cushing, et le scénario très pulp, et également par cette espèce de malaise provoqué par ces enfants sataniques, et les révélations de cette jeune orpheline qui pour le coup, joue très bien.

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    Nothing but the Night n'est pas le film qu'on retiendra du cinéma fantastique anglais à la Hammer, mais une petite production sympa où on a plaisir à retrouver des légendes de ce même cinéma.

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